Les cartes mentales à l’école : nouveau mode d’enseignement ?

Image carte heuristique article blog

Image empruntée à Laetitia Carlier, psychopédagogue

Carte mentale

 Le terme de carte mentale est tout bonnement la traduction de l’anglais Mind map. Selon linternaute, la carte mentale, ou encore carte heuristique, carte des idées, schéma de pensée, arbre à idées ou bien topogramme, est un « diagramme qui représente le cheminement de pensées en cours d’élaboration. Elle se présente sous forme de schéma en arborescence ». Selon Wikipédia c’est un « diagramme qui représente les connexions sémantiques entre différentes idées, les liens hiérarchiques entre différents concepts intellectuels ».

Historique


 

Basée sur les avancées dans le domaine des neurosciences, la méthode a été mise au point par le psychologue anglais Tony Buzan dans les années 1970. Elle est censée faciliter la pensée logique et la créativité en assurant un fonctionnement conjoint, harmonieux et optimal des deux hémisphères du cerveau.

L’utilisation des cartes mentales à l’école


Le ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche veut faire du numérique un facteur de réduction des inégalités. Son ambition est d’améliorer l’efficacité des apprentissages, lutter contre le décrochage, développer la créativité de tous et mieux préparer les enfants à vivre et à travailler en citoyens autonomes et responsables.

La loi d’orientation du 8 juillet 2013 instaure le service public du numérique éducatif, dont la mission est d’organiser et d’offrir une offre de contenus et de services numériques de qualité à destination de l’ensemble de la communauté éducative. La direction du numérique pour l’éducation (DNE), créée au mois de mars 2014, a pour rôle de piloter la mise en place et le déploiement de ces nouvelles dispositions.

Ainsi, la création de cartes mentales répond aux objectifs du ministère de l’Éducation nationale tout en variant les manières d’enseigner. En utilisant ces pratiques, les professionnels de l’enseignement s’adaptent aux pratiques des jeunes en proposant de nouvelles méthodes d’apprentissages sur des supports numériques et papier. La carte mentale a souligné de nombreux bénéfices sur les apprentissages des élèves qui, depuis quelques années, rencontrent de grandes difficultés organisationnelles. C’est ce que nous explique une enseignante d’anglais de collège dans un reportage de 2014, publié sur le site du réseau Canopé lors de la journée de l’innovation.

 

Sources


Définitions :

Les cartes mentales :

 Le numérique à l’école :

 

 

Les réseaux sociaux dans notre quotidien et à l’école

L’arrivée du numérique a complètement bouleversé nos sociétés ainsi que nos pratiques autour de l’information. L’essor des médias sociaux au début des années 2000 a modifié notre mode de vie avec de nouvelles pratiques sur de nouveaux supports, tels que les ordinateurs. Les réseaux sociaux constituent une branche des médias sociaux qui représentent, selon Frédéric Cavazza, professionnel des métiers de l’internet, « un ensemble de services permettant de développer les conversations et interactions sociales sur internet ou en situation de mobilité ». Les réseaux sociaux font désormais partie intégrante de notre quotidien.

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Les réseaux sociaux, un phénomène à la mode ?

Qu’est-ce qu’un blog ?

Selon Linternaute, un réseau social est un « site internet qui permet aux internautes de se créer une page personnelle afin de partager et d’échanger des informations, des photos ou des vidéos avec leur communauté d’amis et leur réseau de connaissances ». Ce sont, en d’autres termes, des sites de mise en relation permettant l’échange virtuel entre plusieurs individus n’importe quand et n’importe où.

Les différents types de réseaux sociaux

La vidéo que vous trouverez ci-dessous, issue d’un travail collaboratif de l’agence 2FACTORY, explique parfaitement les usages des réseaux sociaux et surtout les plus utilisés, qu’ils soient à usage professionnel ou personnel.

 

Les réseaux sociaux dans le quotidien

Ceux qui utilisent le plus ces outils sont les adolescents, appelés les Digital Natives (natifs du numérique) ou encore la génération Z. Ils sont nés avec le numérique et le maîtrisent mieux que les générations d’au-dessus.

D’après une étude de l’Ipsos, institut de sondage français, 78% des adolescents de 13 – 19 ans seraient inscrits sur Facebook, 25% sur Twitter, 14% sur Instagram. Ils ajoutent que le nombre d’inscrits diminue sur Facebook (85%  en 2013) alors qu’il augmente du côté de Twitter (8% en 2013) et Instagram (7% en 2013).

Selon l’Insee, en 2012 40% des résidents français ont déjà surfé sur internet, en dehors de chez eux, avec divers supports comme des ordinateurs portables (connexion wi-fi) ou des téléphones portables (3G) alors qu’ils n’étaient que 10% en 2007. Ces modifications dans notre quotidien est également lié à l’utilisation des réseaux sociaux accessibles de n’importe où par le biais des supports cités plus hauts.

Est-ce que les réseaux sociaux vont laisser place à d’autres sites plus interactifs encore, avec de nouvelles fonctionnalités qui remplaceront nos réseaux sociaux actuels qui ont eux-mêmes remplacé les chats et MSN ?

Y a-t-il un intérêt pour l’élève et le professeur à faire entrer les réseaux sociaux dans l’enseignement ?

Quel intérêt pour les élèves ?

Aujourd’hui tous les jeunes font partie de la génération Y ou Z. Ces deux générations sont nées et ont grandis avec le numérique. Ainsi, ces nouvelles technologies et ces nouveaux outils font partie intégrante de leur quotidien, les adolescents sont hyperconnectés et il s’agit de faire évoluer l’éducation au même rythme que les sociétés.

L’utilisation des réseaux sociaux dans l’enseignement permettrait d’attirer davantage l’attention des élèves. En effet, les adolescents passent la moitié de leur temps sur les réseaux sociaux, ce qui voudrait dire que les informations transmises seraient plus régulièrement visualisées sur ces réseaux que par exemple sur les Espaces numériques de travail. On peut constater que les élèves ne vont que très rarement consulter les ENT de leur plein gré.

De plus, on sait que les adolescents maîtrisent ces outils mieux que les anciennes générations et c’est pour cette raison qu’il pourrait être pertinent de faire des élèves des acteurs et des diffuseurs d’information  à travers une page créée en classe par exemple. S’ils animent le compte, ils se sentiront plus concernés par l’enseignement et nous pourrons ainsi constater une meilleure réussite. Il faut également savoir que l’utilisation des réseaux sociaux participent à la maîtrise des outils multimédia et de l’internet, principe même de la certification au B2i. Durant leur scolarité et depuis que le numérique s’est imposée dans notre société, les élèves doivent être sensibilisés à un usage responsable des technologies de l’information et de la communication.

Et pour les enseignants  ?

Mettre en place des enseignements avec une pratique des réseaux sociaux est une question très importante et qui divise. Nous avons d’un côté les enseignants contre cette idée d’inciter les élèves à utiliser des réseaux sociaux où la vie privée est dévoilée au monde entier et nous avons d’un autre côté les enseignants qui trouvent des avantages quant à l’intégration des réseaux sociaux dans leur façon d’enseigner. Il est donc principalement question de protection de la vie privée, alors nous pouvons nous demander : Vaut-il mieux protéger en isolant ou protéger en éduquant ?

Utiliser les réseaux sociaux en classe est un concept innovant mais surtout révélateur de l’évolution des sociétés. La culture informationnelle passe aujourd’hui par les réseaux sociaux où de plus en plus d’applications permettent de suivre la vie privée de ses amis mais également de suivre les actualités puisque même les journaux se sont numérisés et accessibles sur ces réseaux sociaux. De ce fait, nous pouvons affirmer que les élèves peuvent également se construire une culture informationnelle à travers ces réseaux. L’image négative des début de la création de ces réseaux restent encore présente dans les établissements scolaires mais nous pouvons également constater une évolution des mentalités puisque les enseignants et les institutions commencent à les adopter et à fournir des documents informationnels sur l’utilisation de ces outils internet et de ses risques. Pourtant, aujourd’hui de nombreux moyens de confidentialité et de sécurité sont mis en œuvre pour permettre à l’enseignant de maîtriser ces outils et de gérer les flux d’information en étant le modérateur des pages créées.

Le CNIL offre par exemple un large choix de fiches méthodologiques à destination des professeurs sur les usages d’internet et des réseaux sociaux en classe. Ces dispositifs montrent bien la volonté des institutions à faire évoluer la manière d’enseigner pour se rapprocher au maximum des pratiques régulières des jeunes. Ainsi, les enseignants deviennent des professionnels de l’information et de la communication en sensibilisant leurs élèves à ces pratiques et aux dangers.

Une e-formation est également proposée aux enseignants pour les sensibiliser à un usage responsable pour qu’ils puissent ensuite transmettre les pratiques à leurs élèves.

Le professeur documentaliste, il sert à quoi ?

Le professeur documentaliste est une fois de plus placé au premier plan dans ces utilisations puisqu’il est le professionnel de l’information et de la communication dans l’établissement scolaire. Il est celui qui sensibilise les élèves sur les usages, abusifs ou non, des médias sociaux, du réseautage et de la navigation sur internet en général. Dans son centre de documentation et d’information, plusieurs postes informatiques sont à la dispositions des usagers, ce qui implique également des règles pour une utilisation responsable.

Le professeur documentaliste peut trouver un grand intérêt dans l’utilisation d’un ou plusieurs réseaux sociaux pour faire connaître son centre. L’utilisation d’E-sidoc est une manière de mettre en avant le CDI, annoncer les nouveautés reçues ou encore présenter les activités au sein du centre. Néanmoins, il reste très peu visité par les élèves qui préfèrent, souvent, rester sur les à priori. Une page Facebook serait une manière originale et pertinente de faire vivre le lieu du CDI. Le problème est qu’il faut que les élèves « likent » la page dédiée au CDI pour qu’ils puissent avoir accès aux informations. Ceci reste une difficulté et les professeurs documentalistes doivent trouver une solution pour attirer les élèves à aimer la page et à la suivre.

Conclusion :

Pour conclure, l’utilisation des réseaux sociaux peut être une idée très originale pour enseigner de manière ludique. Les élèves en décrochage scolaire peuvent y trouver un intérêt plus pertinent qu’un enseignement oral « classique ». Les enseignants sont quant à eux accompagnés depuis l’arrivée du numérique pour introduire ces pratiques dans leurs manières d’animer une classe.

Même si certains restent perplexes, c’est une réalité qu’il faut affronter et accepter : le numérique ne fera que s’imposer davantage au fil des années, avec de nouveaux moyens qui nous dépasseront probablement. Il faut savoir vivre avec son temps et accepter les changements.

Pour les professeurs documentalistes, ces nouveaux outils, ces usages ne sont que le fruit de leurs études et de leur travail et nous pouvons alors penser qu’ils sont davantage reconnus comme des professionnels de l’information et de la communication. Il est possible également qu’ils soient reconnus comme les aptes à enseigner ces techniques aux élèves.

Pour les plus perplexes, un site québecois, « Une porte grande ouverte », a été créé pour les parents et les enseignants afin de les aider à sensibiliser l’enfant/adolescent dans sa pratique d’internet et donc des réseaux sociaux. Vous pouvez également aller voir l’article sur l’utilisation d’internet et des réseaux sociaux chez les jeunes.

Sources :

Définitions,

 

Réseaux sociaux,

 

Pour aller plus loin,

L’utilisation des blogs en milieu scolaire

Blogging

Un blog, c’est quoi ?

Un blog, ou blogue, c’est la contraction des mots « web » et « log ». Log était à l’origine un terme utilisé pour les journaux de bord de la marine et de l’aviation américaine.

Aujourd’hui, le blog est défini comme un site web sur lequel un internaute tient une chronique personnelle ou consacrée à un sujet particulier. [Larousse]

En clair, un blog est un site permettant à tous les internautes de s’exprimer librement, en créant des articles et/ou en commentant ces dits articles. Les blogs sont apparus bien avant les réseaux sociaux et ont marqué un tournant dans notre utilisation du web. En effet, au départ les utilisateurs surfaient sur le net dans le but de trouver des informations, puis sont apparus les forums où les internautes pouvaient s’exprimer en donnant leur avis ou des conseils sur un sujet quelconque. En 1999, les blogs voient le jour aux États-Unis et s’étendent dans le monde, séduisant principalement les adolescents. A l’origine, on peut constater que son utilisation était plutôt personnelle. Il a fallu repenser l’utilité de ces blogs avec l’arrivée des réseaux sociaux qui ont séduit une grande majorité des internautes, utilisateurs de blog également.

Aujourd’hui, les blogs sont devenus moins personnels et plus axés sur un partage de connaissances ou de hobbies. Nous pouvons distinguer différents genres de blogs :

  • Le blog personnel, toujours présent où l’on suit les pensées du blogueur, partageant ses loisirs principalement. Ce genre de blog est né avec le phénomène Skyblog qui a connu un grand succès auprès des adolescents dans les années 2000. Aujourd’hui, ils sont de moins en moins nombreux à partager leur quotidien via des blogs.
  • Le blog d’opinion, ou sur des sujets d’actualité. L’internaute peut ainsi partager ses opinions et échanger librement sur des sujets de société.
  • Le blog journalistique, permettant de relayer les informations à travers un site populaire. C’est une manière de voir l’information d’une autre manière qu’à travers un journal télévisé ou papier.
  • Le blog d’expert sur une thématique, que le blogueur soit professionnel ou non. Ce genre de blog permet aux internautes d’échanger leurs pratiques ou opinions sur des sujets divers. On peut donner l’exemple des blogs littéraires ou des blogs de mode qui deviennent un phénomène sur internet où de plus en plus de blogueurs mode se lancent dans l’expérience pour partager et échanger leurs différents styles. Chiara Ferragni a 27 ans et est italienne. Elle est la blogueuse mode la plus influente du monde, http://www.theblondesalad.com/
  • Le blog de personnalités politiques, qui est devenu incontournable et signe de popularité
  • Etc.

A présent, il y a différentes manières d’animer un blog. En effet, nous ne sommes plus obligé d’animer nos pages avec des écrits mais nous pouvons également animer des vlogs (blog vidéo) par exemple.

 

L’utilisation de blogs en milieu scolaire, en quoi et pour qui est-ce utile ?

 

Pour les élèves

Comme il a été dit précédemment, les adolescents représentent le public le plus touché et le plus concerné par ces activités. L’arrivée du numérique oblige l’École à se réinventer et à évoluer au même rythme que la société. Il faut réussir à intéresser les élèves et trouver de nouveaux dispositifs pour cela.

Évelyne Rogue, enseignante, donne son avis sur l’utilisation de blog en classe :

« S’il est indubitable que la nature, le statut et l’usage de la connaissance changent, la manière de la transmettre doit également changer… Il faut alors apprendre à apprendre, c’est-à-dire à chercher, évaluer, exploiter l’information où elle se trouve, à acquérir auprès des autres les connaissances nécessaires ; apprendre à externaliser, c’est-à-dire à sous-traiter à des machines et aux réseaux des fonctions mémorielles ou des opérations routinières de la pensée. ; apprendre à collaborer, autrement dit à partager projets, informations et méthodes avec d’autres pour atteindre un but commun. Apprendre à enseigner aussi et surtout, c’est-à-dire à transférer ses connaissances à d’autres. Pour ce faire, il est nécessaire d’apprendre à capitaliser, c’est-à-dire à transformer ses expériences en connaissances, d’apprendre à innover, autrement dit à transformer ses connaissances en inventions, et évidemment d’apprendre aussi et surtout à projeter, à imaginer et à créer de nouveaux possibles, notamment en proposant aux élèves de s’investir dans un blog-classe disciplinaire. »

 Si dans certaines disciplines il est difficile de trouver de la pertinence dans la création d’un blog, nous pouvons affirmer qu’il serait opportun pour le travail en groupe et faciliter la discussion, comme par exemple pour les Travaux Personnels Encadrés en lycée ou encore pour l’Histoire Des Arts en collège. Ces blogs permettraient aux élèves de montrer l’avancée de leurs travaux et favoriseraient les échanges entre eux pour une meilleure qualité de travail et une plus grande solidarité. Ces blogs serviraient de carnet de bord, très régulièrement utilisés pour ces matières à la demande de l’enseignant pour suivre les recherches de ses élèves. Ainsi, le travail pourrait s’étendre nationalement, enrichissant les connaissances de chacun.

L’utilisation des blogs connaît un autre avantage dans la scolarité de l’élève. La capacité à le créer, à rédiger des articles, à naviguer sur internet pour découvrir d’autres blogs et à diffuser les informations permet également à l’élève de valider certaines compétences en Brevet informatique et internet (B2i), matière à valider avant la sortie du collège.

Néanmoins, pour sensibiliser les élèves à une utilisation correcte de cet outil, certains conseillent la création d’une charte. Ainsi, des règles sont créées pour pour faire perdurer l’éducation à la citoyenneté.

Dans un établissement scolaire

Dans SavoirsCDI, le blog en établissement scolaire « sert à  communiquer avec les usagers,  par exemple sur le fonctionnement de l’établissement. Il a vocation à être plus interactif qu’un site web« . Ainsi, toute l’actualité de l’établissement serait à la portée de tous en tout lieu, puisque aujourd’hui près de 60% des plus de 15 ans possèderait un smartphone intelligent (avec une connexion Internet) d’après une étude de Médiamétrie en 2012. Cet outil de communication serait une solution pour que les élèves se sentent plus investis dans leur établissement. Cependant, bien d’autres outils institutionnels sont à la disposition des établissements comme E-sidoc ou le site officiel, spécifique à chaque établissement. En quoi le blog séduirait-il plus les élèves ? Pour la simple et bonne raison qu’il est interactif et c’est ce qui plaît aux jeunes, car ils ont l’opportunité de s’exprimer librement.

Les enseignants y trouvent également leur compte dans la création de blog. En effet, Évelyne Rogue, dans la vidéo, parle de « vivre avec son temps » et constate un investissement plus important des élèves, trouvant cette méthode plus ludique et donc plus intéressante.

 

Pour animer des clubs, les blogs peuvent être une bonne idée. Dans le collège Marc Bloch de Cournon d’Auvergne, une enseignante de lettres anciennes anime un club avec les élèves volontaires. Ensemble ils ont créé un blog, le Journal du Résistant, afin de faire vivre leur établissement en favorisant le partage de connaissances à travers des articles très variés. Un article est consacré à la présentation des élèves, chacun spécialisé dans un domaine : Cuisine, sport, littérature, sciences, etc. Cette activité incite les élèves à s’intéresser de près à l’actualité, comme par exemple avec la rubrique dédiée au cinéma où les élèves rédigent leurs articles en fonction de leurs coups de cœur mais ils annoncent également les nouvelles sorties, pouvant intéresser leurs camarades. L’enseignante laisse ses élèves libres dans les sujets de rédaction dans le but de les familiariser avec la prise de décision et d’autonomie.

Dans les CDI

Pour SavoirsCDI, le blog a son intérêt dans les établissements. Le professeur documentaliste est une personne ressource et dans ce contexte, il est dit que le documentaliste est amené à alimenter la rubrique destinée au CDI. Nous savons qu’il est le professionnel de l’information de l’établissement et que l’une de ses quatre missions est de participer à l’animation, cela peut passer par la création d’un blog pour le CDI ou pour l’établissement en général. Cet outil permet au professeur documentaliste d’informer les usagers, personnel et élève, sur les activités qui se déroulent au CDI. Aujourd’hui, une grande partie des CDI disposent du logiciel institutionnel E-sidoc mais cela reste payant, contrairement à certains blogs alors que ces deux outils communicationnels disposent des mêmes fonctions. On pourrait donc penser que le coût est l’élément qui incite les établissements et les professeurs documentalistes à se tourner vers un outil gratuit, simple et surtout attrayant pour l’élève.

Le but premier des blogs pour un professeur documentaliste est d’attirer davantage les usagers vers ce centre. Utiliser un blog c’est avant tout vouloir se rapprocher de son public. Mais, peut-on penser que les blogs sont toujours d’actualité et autant sollicités par les jeunes qu’au début des années 2000 ? Il est clair que non avec (à cause de ?) la montée en puissance des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou encore Instagram. Il faut donc mettre en place une certaine stratégie pour attirer les élèves et les inciter à consulter régulièrement le site. La documentaliste du collège Jean de La Fontaine à Amiens anime le blog du CDI qui énumère toutes les nouveautés de l’établissement. La mise en page du blog, très aérée, facilite la lecture et les couleurs, très vives et donc attrayantes, invite à la découverte des différentes rubriques. La documentaliste dans un premier lieu les élèves à se familiariser avec les différents sites de l’Éducation nationale, comme E-sidoc et l’ENT, indispensables dans la communication au sein d’un établissement scolaire. Elle donne également d’autres liens pour naviguer sur internet, notamment avec le moteur de recherche le plus connu (et celui qui répertorie le plus d’informations), Google, et leur donne un accès au site pour passer l’épreuve du B2i (Brevet informatique et internet). Ces aides sont une bonne techniques pour familiariser les élèves à l’utilisation des bons outils pour faciliter leurs recherches d’information.

Seulement, si l’on veut toucher le jeune public, pourquoi ne pas utiliser un compte Facebook au nom de l’établissement ? Nous sommes conscients que plus de 50% des élèves dans un établissement du second degré possède son propre compte Facebook. Ainsi, le documentaliste pourrait faire vivre son lieu en le partageant sur un réseau social très vivant tout en sachant que les élèves porteront, probablement, un plus grand intérêt au réseau social plutôt qu’à un blog.

Quels sont les dangers de l’utilisation de blog en milieu scolaire ?

Les blogueurs sont confrontés à quelques règles juridiques. Il est interdit de :

  • Reproduire et diffuser l’image d’une personne sans son autorisation, article 9 du code civil
  • Diffuser des informations à caractère diffamatoire, injurieux, outrageant, loi du 29 juillet 1881 sur la presse
  • Provoquer au suicide, à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou appartenance ou non à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, loi du 29 juillet 1881 sur la presse
  • Provoquer à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, orientation sexuelle ou handicap, loi du 29 juillet 1881 sur la presse

Le blogueur a également des devoirs :

  • Le blogueur doit respecter les textes applicables en matière de droit d’auteur, de droit à l’image, de diffamation.
  • Toute diffusion artistique ou personnelle (photographie, vidéo, extrait de livre, musique, etc.) n’est possible qu’avec l’accord de la personne concernée. « Toute personne a, sur son image et sur l’utilisation qui en est faite, un droit exclusif qui lui permet de s’opposer à sa reproduction sans son autorisation expresse et spéciale »

Enfin, l’utilisation d’un blog se heurte au problème d’efficacité des recherches d’informations. En effet, comme il a été dit plus haut dans l’article, une grande majorité des établissements possèdent déjà des outils de communication interne comme l’ENT, E-sidoc. L’utilisation d’un nouvel outil pourrait perdre les usagers dans leurs recherches, ce qui va à l’encontre de l’utilisation du web 2.0 et du web sémantique. Le web actuel est supposé faciliter l’accès rapide à l’information et l’interactivité mais l’utilisation trop intensive de ces sites pourraient justement provoquer l’effet inverse.

Nous conclurons cet article en disant que l’utilisation de blog en établissement scolaire favorisent l’éducation de l’élève au numérique, mais également l’interactivité au sein de l’établissement entre le personnel et les élèves. Les enseignants de discipline peuvent trouver en les blogs une nouvelles manière d’intéresser l’élève. Le côté positif des blogs pour les établissements est principalement l’interactivité, qui n’est pas possible sur les sites officiels. Le professeur documentaliste quant à lui est dans son élément en utilisant cet outil pour faire vivre son lieu davantage et en sensibilisant les élèves à leur utilisation. Cette utilisation peut participer à l’exercice de certaines de ses missions qui sont : la pédagogie (apprendre aux élèves comment utiliser un blog et les informer des dangers juridiques) ou encore l’animation (en le créant et l’animant régulièrement).

Il faut tout de même faire attention à ne pas en faire un usage trop intensif. Il serait plus judicieux de choisir l’utilité de certains outils pour une meilleure efficacité. Par exemple, utiliser l’ENT pour tout ce qui concerne la gestion (appel, liste d’élèves, classe, relevés de notes), E-sidoc pour la recherche de documents présents dans le CDI et un blog pour tout ce qui concerne l’animation de l’établissement, en incluant bien évidemment celles du CDI.

 

 

Sources:

Définitions,

Blog et CDI,

Côté juridique,